« Faire de la politique autrement », disent-ils…
Mais ont-ils même le début de l’idée de ce que cela supposerait ?
Ont-ils l’estomac et l’endurance nécessaires pour aller un cran plus loin que la gesticulation oratoire ?
Le doute les a-t-il effleuré que ce « projet » supposerait de presque tout détruire de leurs convictions, de leurs méthodes, de leurs usages et de leur confort ?
Imaginent-ils à quel point leurs idées vagues et confuses sur ce qui arrive et pourquoi cela arrive, sur ce qui a été fait et ce qu’il conviendrait de faire, sur les mauvaises et les fausses bonnes idées…: tout cela se situe à des années-lumière d’un concept à la hauteur « des enjeux et des défis » de cette époque affligeante ?
Il est grand temps de dessiller les yeux crottés et les oreilles envasées des souteneurs de la parole vaine, devenue létale. Il est également temps de se réapproprier ce qui jamais n’aurait dû leur être concédé à des conditions aussi léonines.
Le monopole de l’impensé est en danger, grâce à une génération émergente qui comprend l’essentiel : ce dont elle ne veut plus.
Encore un petit coup de burin, jeunes gens, et les idoles cherront, leur superbe écroulée ! Aucun regret ! Courage !
« Hasta la victoria siempre » ?