“ La symphonie est à l’unisson ce que le rythme est au pas cadencé. ” Aristote
1. Penser la diversité culturelle
Je débuterai par cette remarque conventionnelle que plus le degré de généralité de l’objet que l’on se propose de discuter est élevé, plus son " évidence " supposée éloigne de l’appropriation souhaitable, et, par conséquent, de la saisie qui est en jeu. C’est naturellement le cas avec " monde " et " globe ", objets estimés bien connus, et ça l’est également avec " mondialisation " et " globalisation ", objets lancinants de toutes les discussions contemporaines. Car, si chaque citoyen est convié au vaste débat qui invite à prendre parti sur de tels phénomènes, à se prononcer sur leur caractère positif ou négatif, à en évaluer les effets actuels ou futurs sur les conditions de vie de l’Humanité, qui ose encore demander ce que signifient vraiment ces concepts ? Bien peu, en vérité, sont ceux qui interrogent le sens de ces deux concepts de " mondialisation " et de " globalisation " – comme s’ils ne contenaient rien de problématique, comme si chacun les entendait sans discussion possible, comme s’il était inutile de douter de leur pertinence.